Courons le monde

Premiers pas en Guadeloupe sur Grande-Terre

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog et pourtant nous n’avons pas cessé d’enchaîner les week-ends en France. Le Mont-Ventoux, les Alpes en hiver, Marseille, le Jura… Et oui il faut bien se l’avouer nous avons la bougeotte. Aujourd’hui nous sommes en Guadeloupe pour un petit séjour de trois semaines, de quoi regoûter au climat et à l’ambiance des îles qui nous manquent tant. C’est l’occasion de reprendre un peu l’écriture et partager ces beaux moments.

 

 

C’est en Grande-Terre que nous posons bagages en premier lieu, chez Didier, mon oncle, installé à Saint-François. Sa maison nous annonce immédiatement la couleur des vacances. La Kaz Azul est bordée de végétation tropicale. Les hamacs sont disposés aux 4 coins de l’espace ouvert qui relie le salon à la piscine. La décoration brésilienne rappelle les origines de Rosana, sa femme, et nous fait voyager. La nuit tombée, la maison s’illumine de bleu, orange et autres lumières tamisées et les grenouilles se mettent à chanter. C’est l’heure du traditionnel Ti Punch maison!

 

 

Tout cela donnerait bien envie de lézarder toute la journée dans ce petit paradis mais nous sommes là pour découvrir la Guadeloupe! Nous partons donc direction la distillerie Damoiseau, au Moule. Loin d’être des fans d’alcool fort, le rhum est malgré tout une institution ici, pas question de repartir les mains vides. Nous confectionnons immédiatement un rhum arrangé passion/mangue.

 

 

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Nous poursuivons par une petite balade au village du Moule, antillais dans l’âme, puis par une petite marche le long de la mer, sur un site archéologique désert. Des centaines de crabes nous accompagnent où plutôt essaient de nous fuir, mais nous font bien rigoler avec leur mine apeurée et les noix de coco échouées comme seules cachettes.

 

 

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Nous tentons d’accéder à la plage de la Porte d’Enfer mais sommes de suite confrontés à un phénomène qui sera plus que récurent, l’invasion des côtes par les sargasses.

 

 

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Ces étendues d’algues marrons flottent sur les eaux et percutent les plages notamment dans les anses orientées vers l’est. Elles nous viennent tout droit du Brésil et sont un désastre écologique et sanitaire. La déforestation et l’agriculture intensive déversent dans les fleuves du pays des substances qui alimentent les algues qui se reproduisent alors à échelle incontrôlable et dérivent vers les terres Caraïbes. Ces algues une fois échouées, sèchent et diffusent de l’hydrogène de sulfure, toxique pour l’homme. Certaines îles bordant l’île Papillon telles que la Désirade, Marie-Galante et Terre de Bas sont dans un état critique et les populations se plaignent de maux. Plus que la gêne occasionnée pour la baignade où pour admirer les lagons bleu turquoise transformés en bain de boue, c’est la constatation de ce désastre naturel dont l’homme est en grande partie responsable qui nous attriste.

 

 

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Nous terminons cette première journée au marché nocturne du village, qui bien que trop touristique à notre goût, nous permettra de goutter à nos premiers accras de morue! Nous découvrons, l’accent, le tutoiement, la bonne humeur, le rythme antillais (3 minutes = 20 minutes) et cela nous va très bien!

 
La suite se déroule à Saint-François même, et plus précisément à la Pointe des Châteaux, à l’extrême est de l’île. Les rochers abruptes plongent dans la mer bleue nuit. Cela me rappelle la Corse, pour certains c’est la Bretagne mais je ne connais pas.

 

 

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Les sargasses sont de la parties sur l’une des côtes, nous nous dirigeons vers celle opposée pour profiter de notre première baignade dans l’eau cristalline.

 

 

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Après un petit poisson chez l’un des amis restaurateurs de Didier et Rosana, Edouard s’aventure en surf sur la plage du Helleux qui cette après-midi est plutôt bien agitée.

 

 

Le lendemain nous prenons la route vers le nord de Grande-Terre, pour une randonnée le long des falaises, au départ du lagon de la Porte d’enfer. Les paysages sont sauvages, la mer agitée s’écrase sur les rochers. Au niveau de la pointe du Souffleur, elle s’engouffre dans des recoins de terre et sifflent en projetant des gerbes d’eau.

 

 

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Après 3h de marche nous pique-niquons à la pointe de la Vigie, à l’extrême Nord, puis nous nous étendons sur une plage d’Anse Bertrand, sous un cocotier, pour un repos bien mérité. C’était sans compter une courte averse bien prononcée qui nous obligera à courir nous abriter pour 5 minutes, phénomène récurant ici, si ce n’est quotidien.

 

 

Le soir venu, nous nous installons dans un boui-boui antillais pour goûter au Bokit morue, ce fameux sandwich typique au pain frit. À sa description nous étions un peu sceptique car la friture on en a assez vu et nous avons souvent été déçus mais cette fois c’est bon! Nous rejoignons ensuite Didier et Rosana pour boire un verre et écouter le concert de Mélissa (la fille de Rosana) qui nous ramène les sonorités du Brésil.

 

 

Chaque jour nous randonnons le matin, oui car la plage on aime bien mais pas plus de 2h! Une petite balade le long de la mer à Saint-Anne et de la plage du Bois-Jolan nous met en jambe pour une randonnée plus longue entre Port-Louis et Anse-Bertrand. Nous découvrons un tout autre paysage, eau bleue turquoise côté mer, mangrove côté terre.

 

 

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La marche dans le sable nous fatigue plus rapidement qu’à l’habitude et le vent est moins présent ce jour là ce qui ne nous rend pas la tâche facile! Mais nous sommes toujours motivés par la baignade qui nous attend l’après midi.

 

 

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Une dernière matinée sur le lagon de Saint-Anne et nous partons pour Basse-Terre, direction l’autre aile du papillon qui promet une autre ambiance plus nature!

 

 

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Merci à Didier et Rosana pour leur accueil et leurs bons conseils!

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2 Commentaires

  1. Patrick 10 mai 2018

    Toujours aussi bien écrit et ça nous donne envie d’être dans vos pas.
    Profitez tant que vous pouvez

  2. Rottier 16 mai 2018

    Comme l’écrit Patrick, description agréable, photos superbes. Soyez heureux.

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