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Escales culturelles au cœur des villes

Sucre est considérée comme la plus belle ville bolivienne. Ancienne capitale historique, aujourd’hui elle n’a gardé que son statut de capitale constitutionnelle et juridique, le reste ayant été transféré à La Paz depuis 1899 suite à une guerre pour le pouvoir entre les deux ville. Son architecture coloniale, sa diversité stylistique et sa richesse artistique en font sa force. Il y fait très bon vivre et l’on pourrait passer des heures à errer dans les rues.

 

C’est ici que nous retrouvons Aurélie et Jérôme, rencontrés en Équateur sur le trek de Quilotoa, dans un petit jardin caché de la ville, appartenant à un couple de personnes âgées.

 

 

Camping sucre

 

 

On y plante notre tente pour 2 nuits. Nous partageons ce petit coin de paradis avec une famille tourdumondiste de 3 enfants qui parcourent les Amériques à bord de leur van pendant 1 an. Nous passons de bons moments ensemble à discuter, notamment autour d’un bon repas crêpes, de quoi nous rappeler les bonnes saveurs de la France.

 

 

Repas

 

 

Nous profitons de cette escale à Sucre pour apprécier les musées qui nous en apprennent davantage sur la culture et l’histoire du pays. La Casa de la Libertad, el museo de Etnografía y Folklore, la Recoleta, el Colegio San Felipe, sans oublier les somptueuses façades de la Cour suprême, du Teatro Gran Mariscal de Ayacucho et El Palacio de la prefectura. Le blanc des bâtiments contraste avec le ciel bleu.

 

 

Eglise Sucre

 

 

La ville regorge d’endroits où l’on peut s’arrêter observer l’activité environnante: les plazas verdoyantes de palmiers, le parc Bolivar et sa reproduction miniature de la Tour Eiffel ou encore les terrasses de café. Un arrêt obligatoire au chocolatier « Para ti » s’impose pour goûter à la spécialité de Sucre.

 

Nous faisons un détour par le cimetière, où l’organisation des mémoriaux nous surprend. Dans ce parc arboré, des tombes parsèment le sol à certains endroits tandis que d’autres sont alignées dans des blocs sur plusieurs niveaux. Sur certaines concessions, on trouve de très belles architectures qui témoignent d’une certaine richesse. Les habitants de la ville s’y baladent pour profiter de ce calme ambiant. Contrairement à certains cimetières en France où l’on se sent peu à l’aise à s’y promener, celui-ci est très accueillant.

 

 

Cimetière Sucre

 

 

Nous passons par un marché excentré de la ville et peu connu des touristes qui illustre l’agitation locale.

 

 

Marché Sucre

 

 

Nous retrouvons Fabienne, rencontrée à Torotoro, le deuxième soir autour d’une table pour siroter une bonne sangria et déguster un « pique mixto », une des spécialités culinaires à partager.

 

Le marché de Tarabuco se tient chaque dimanche et inonde les rues du village, situé à une heure de Sucre. Nous décidons d’aller y faire un tour.

 

 

Bus Tarabuco

 

 

L’ambiance rurale et typique nous plonge dans la vie locale. Les habitants sont presque tous vêtus de leur habit traditionnel. Les stands s’étendent dans toutes les directions. On y trouve de tout.

 

 

Marché poulet

 

 

Enfant

 

 

Nous profitons quelques heures avant de retourner à Sucre soigner le pouce d’Edouard qui depuis 3 jours souffre d’un abcès.

 

Potosi, à 3h30 au sud de Sucre, est la plus haute ville du monde! Perchée à 4100m d’altitude, elle abrite une richesse naturelle, le Cerro Rico, où dorment encore dans la roche une quantité astronomique de minéraux. La mine est la principale activité de la ville depuis déjà bien longtemps. Au XVI ème siècle, la richesse de la mine place Potosi au centre de l’économie du monde et attire le peuple. Depuis les choses ont bien changé. L’Europe a dopé l’exportation des richesses, laissant les boliviens les mains vides et réduisant sans limite le niveau de vie. Cependant les mineurs gagnent un peu plus que le salaire minimum mensuel de 1600 bolivianos (205€) mais cela reste injustifié par rapport à leurs conditions de travail et aux risques qu’ils encourent chaque jour. Rappelons que la mine de Potosi retient plusieurs millions de morts depuis le début de son exploitation.

 

 

Mineurs

 

Une excursion dans les couloirs sombres du Cerro Rico nous permet de nous rendre compte de cette activité.

 

 

Entrée mine

 

 

Nous croisons le chemin de 3 groupes de mineurs au travail. Deux hommes effectuent 17 allers-retours chargés à chaque fois d’une tonne de minerai dans un petit wagon qu’ils poussent jusqu’à l’extérieur, où il sera trié par d’autres mineurs.

 

 

Transport vagon

 

 

Tri minerais

 

 

Un autre groupe charge son wagon de déchets rocheux qui ne contiennent pas de minéraux, pour déblayer la galerie. Sur notre trajet on observe en effet facilement la présence de zinc, d’argent, de brome, incrustés dans la pierre et scintillant à la lumière de nos lampes torches.

 

 

Roche minéraux

 

 

Les chemins sont parsemés de ramifications étroites vers de nouveaux étages et de « conduits » d’où descendent les minerais.

 

 

Charge minerais

 

 

Echelle mine

 

 

On peut aussi apercevoir dans certains recoins les traces de trous où les mineurs vont insérer les bâtons de dynamite pour créer une implosion.

 

Aurélie et Jérôme sont journalistes et ont passé 6 jours à Potosi pour prendre contact avec certains mineurs et décrire cette activité particulière. Leur article qui témoignent de leur expérience est intéressant: Charlos et Jhenry, mineurs sur tous les fronts

 

Après cette escale assez remuante, nous retournons à l’auberge pour une petite soirée cuisine. Pour une fois que nous avons un four, Edouard prépare des pains au maïs et des brioches aux raisins, tandis que je fais sauter des crêpes. Nous invitons à nouveau Fabienne à manger, ainsi que Thomas, un autre voyageur. D’autres français occupent la grande table et la soirée est très conviviale.

 

Le lendemain, une grève prévoit de bloquer la ville. Il s’agit justement de contester la nouvelle loi du gouvernement qui désire accroître son pouvoir sur le pays et s’emparer davantage du terrain minier. Les habitants rejettent cette décision qui rejoint d’autres démarches actuelles témoignant d’une ressemblance inquiétante avec un régime de dictature. Nous partons tôt pour Tupiza, notre dernière escale en Bolivie avant les merveilles du désert de sel.

 

 

Toutes les photos de Sucre et Potosi sur Flickr:
Album Bolivie

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