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Courons le monde

3 jours de trek entre canyons et volcans

Nous voilà sur la route de Latacunga, le bus est rempli heureusement que nous avons des places assises. En effet après 2h de route la police oblige les passagers sans siège à descendre. Nous nous rendons compte que le phénomène des habitations inachevées s’étend au reste du pays. 4h plus tard, l’un des chauffeurs nous indique que nous avons loupé l’arrêt. En effet rien n’est indiqué! Nous descendons alors sur la Panamerica (oui en Equateur le bus s’arrête aussi sur l’autoroute ! ) Dans le bus à sens inverse nous arrivons tout de même à Latacunga. Direction l’auberge « Café Tiana », toute mignonne, où nous nous installons dans le patio extérieur pour diner, d’autres voyageurs anglophones cuisinent ensemble et discutent. Nous passons la soirée autour d’une table avec un couple de français en voyage pour 1 mois 1/2 en Equateur et un canadien. C’est l’occasion d’échanger sur les bons plans et décider de nos projets pour les prochains jours. Ils nous conseillent un trek de 3 jours ainsi que toutes les bonnes adresses où dormir sur le chemin. Telle l’auberge espagnole, les visiteurs arrivent et partent laissant leur bagage 2-3 jours pour partir en trek ou pour réaliser une ascension d’un des nombreux volcans des alentours. C’est d’ailleurs ce que nous décidons de faire en partant pour ce trek. Le matin en quittant l’auberge nous croisons une autre voyageuse française pour 6 mois en Amérique du Sud, qui part pour la même expédition que nous. Nous discutons jusqu’au bus qui nous amènera au premier village, au départ du trek. Sur le chemin, nous nous arrêtons prendre une soupe au marché, encore une découverte culinaire plaisante!

 

Soupe latacunga
Au terminal nous sommes toujours surpris par une série de vendeurs qui montent à la chaîne dans le bus et traversent le couloir pour vendre des chips, des jus, des fruits, des glaces, des cacahouètes, etc. et ce qui est encore plus étonnant c’est que les équatoriens achètent! La route pour Insinlivi est splendide et traverse les montagnes parsemées de champs agricoles. Cependant la route est très étroite n’est pas goudronnée et le bus vacille dans tous les sens, traversant les ponts étroits, des virages au bord du vide, les cols! On se demande vraiment comment un car peu passer là dedans. C’est assez effrayant, à vrai dire on serre les fesses mais les équatoriens n’ont pas l’air étonné! Certains passagers descendent au milieu de la nature, avec une pastèque à la main, très intriguant. On oublie vite nos craintes en regardant le paysage défiler: canyons, sommets, verdure à perte de vue, vallées profondes…

 

Quilotoa bus
Nous rejoignons une auberge à Isinlivi, un petit village au milieu de la montagne, comptant seulement quelques habitations. Nous sommes 11 ce soir là à y dormir et nous profitons de la soirée pour discuter tous ensemble prêt du poêle. 3 américains, 2 belges, 2 autres français, une espagnole et un anglais, en voyage depuis 1 mois, 2 mois, 8 mois et même plus d’un an. Nous dégustons ensuite, autour d’une grande table, le repas typique proposé par les hôtes, une famille équatorienne adorable. Nous sommes ravis de rencontrer d’autres voyageurs et de partager toutes nos expériences, et même de parler d’émigration cubaine, de sécurité au Mexique, d’éthique et de philosophie! Le lendemain, nous prenons le sentier qui nous mènera 12km plus loin au le village de Chugchullan, à travers les montagnes, sillonnant les canyons, longeant la rivière… Nous croisons le chemin de quelque équatoriens à cheval, et d’enfants à la recherche de friandises.

 

Quilotoa enfants

 

 

Quilotoa canyon
Le paysage est splendide, inhabituel. Nous retrouvons à plusieurs reprises les belges et les français, et nous déjeunons finalement avec ces derniers, perchés en haut de la montagne face à l’immensité. Nous restons 1h30 à parler de voyage. Jérôme et Aurélie, deux journalistes, parcourent le monde depuis octobre et ont visité beaucoup de pays prévus sur notre parcours. Leur récit nous donne déjà l’eau à la bouche et nous nous retrouvons dans leur discours. Nous finissons la randonnée ensemble jusqu’à Chugchullan.

 

Quilotoa chemin

 

L’auberge est très grande et nous retrouvons les voyageurs de la veille ainsi que la française du premier jour. Tout comme la veille mais en beaucoup moins typique et intime nous partageons le repas tous ensemble, et finissons autour du poêle à écouter l’américaine chinoise nous parler de la révolution culturelle en Chine, puis à échanger sur les traditions de succession des noms de famille dans chacun de nos pays.

 

Le lendemain nous prenons le chemin à 9h vers Quilotoa en compagnie de Jérôme, Aurélie et Jason. 20 km de randonnée, 1400 de dénivelé pour atteindre 4000m d’altitude, la route est longue mais n’en est pas moins époustouflante. Nous descendons d’abord au creux du canyon, puis grimpons vers le sommet d’en face. Juste derrière, la lagune de Quilotoa, bordée par les montagnes qui s’élèvent à 400m au dessus de l’eau. Nous y retrouvons les belges pour reprendre des forces, puis décidons de rejoindre le village en faisant le tour de la lagune.

 

Quilotoa groupe

 

 

Quilotoa soir
Cela nous prendra 3h pour parcourir les 10km restant, alternant les montées et les descentes le long de la crête. Nous rejoignons une auberge qui sera malheureusement loin d’être à la hauteur des deux autres, mais cela nous donne l’occasion de bien rigoler ensemble toute la soirée sur notre mauvaise pioche!

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà tous remis d’aplomb pour descendre au pied de la lagune, nous enfoncer dans le cratère, puis sauter dans un canoë. Au milieu du lac, tout paraît démesuré, immense, puissant.

 

Quilotoa canoe
C’est en remontant les 400m de dénivelés qui nous séparent du haut que nous constatons que la nature est bien plus forte que nous les Hommes!
Nous rentrons ensuite tous les cinq à Latacunga.

 

Ce fut pour nous une très belle expérience. Bien sûr les paysages étaient splendides, mais les rencontres humaines ont été aussi intéressantes pour nous. Partager du temps, des discussions, des fous-rires, faire un bout de chemin à plusieurs, découvrir d’autres parcours, cela fait parti du voyage. Cela nous a touché car c’était notre première expérience à plusieurs et nous espérons faire plein d’autres rencontres comme celles-ci. Nous avons aussi été très bien accueillis dans la première auberge à Insinlivi (Taita Cristobal), dans une famille où la chaleur humaine était agréable.

 

Quilotia groupe rires
Toutes nos photos du trek sur Flickr:
Album Equateur

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1 Commentaire

  1. Jerome 21 septembre 2016

    Habile description et supers moments !
    Merci pour la dedicace !
    A tres vite a Sucre !

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