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Courons le monde

Otavalo et le Trail autour de la lagune Cuicocha

 

La route depuis Quito sillonne les montagnes, toujours parsemées d’habitations. Aux abords d’Otavalo, des milliers de constructions inachevées s’entassent, de petites maisons qui se limitent aux parpaings gris, aucune porte ni fenêtre, l’intérieur est vide, parfois du linge sèche sur un fil et l’on aperçoit quelques personnes marcher dans ces villes fantômes. Un paysage inerte, d’une pauvreté frappante, qui nous laisse dans l’incompréhension.

 

Bidonville

 

Quelque peu déstabilisés par cette fin de trajet nous arrivons à Otavalo, et recherchons une auberge. Il est 18h30 et la ville est très animée. Contrairement à ses alentours, la ville est propre et plutôt accueillante. Une multitude de petits magasins et d’hôtels peuplent les rues. Otavalo a une réputation touristique pour son marché le samedi, l’un des plus grands d’Amérique du sud, pourtant nous ne rencontrerons que 2-3 visages étrangers à l’hôtel. Déserte à ses heures creuses (avant 12h), elle s’anime l’après midi. Le jour de marché, les stands envahissent toutes les rues: des bracelets, des couvertures, des attrapes rêves, les instruments, des objets en bois…

 

Marche Otavalo 2

 

Marche Otavalo

 

On y trouve aussi une partie alimentaire: certaines femmes sont assises par terre et préparent le maïs, les petits pois… D’autres cuisinent les plats locaux dans leurs marmites. Nous nous arrêtons le midi pour déguster un petit plat sur un stand. Le soir vers 18h tout s’envole rapidement laissant les rues en désordre. Le lendemain tout redevient normal sans aucune trace de cette animation éphémère. Il ne reste que la petite camionnette vendant du gaz qui traverse la ville et qui signale son passage au moyen d’une petite musique aiguë et assez effrayante! Toute la journée nous pouvons entendre la mélodie de prêt ou de loin au point de la chantonner!

Ibarra est une autre ville à 30 minutes d’Otavalo en bus. La ville grouille de petits vendeurs, de tout et de rien, et comme dans toutes les villes, le marché de fruits et légumes est impressionnant. Une ribambelle de stands où sont assises les femmes qui vendent et qui s’occupent en coupant la canne à sucre, ou en préparant des légumes. Les fruits sont empilés et bien rangés telle une installation. Nous en profitons pour faire quelques provisions, notamment les bananes qui sont à tomber par terre.

 

Etale fruits

 

 

Canne a sucre

 

Nous nous promenons dans les rues à la recherche d’un « almuerzo ». On repère un petit local rempli d’équatoriens en train de déguster le plat local « la fritada », cuisinée dans la pièce même. Sans hésiter nous nous installons et savourons ce délice.

 

Fritada ibarra

 

 

Resto ibarra

 

De la ville, de la ville, mais nous avons besoin de nature aussi! Nous nous rendons à Cotacachi, puis prenons un pick-up jusqu’à la lagune Cuicocha, le cratère d’un volcan anciennement actif. Dans le pick-up nous sommes installés à l’arrière, à l’extérieur et profitons du paysage les cheveux dans le vent!

 

Edouard 4x4

 

Arrivés à destination, nous débutons le chemin du tour de la lagune par une côte raide qui nous essouffle. La récompense est à couper le souffle c’est le cas de le dire. Devant nous ce paysage sublime, la lagune d’un bleu profond, d’où émerge deux îlots verts. Les reliefs montagneux y plongent tout autour et en arrière plan le volcan et son sommet enneigé culmine à 4900m. Nous profitons de ce cadre pour effectuer le tour en courant, 14km en 2h30.

 

Lagune Cuicocha

 

Volcan Cotacachi

 

 

 

Au retour nous rencontrons un couple de français avec qui nous discutons et partageons le taxi pour rentrer à la ville. Sur la route depuis 3 mois, les 2 architectes avaient déjà parcouru le Mexique, la Colombie et Cuba, et descendaient vers le Sud. C’était agréable d’échanger et de partager les petites anecdotes de voyage ainsi que de petits conseils pour la suite.

Le dernier jour, nous avons un bus à 13h30. Réveillés comme chaque matin vers 7h, nous sautons dans nos chaussures et partons courir jusqu’à la cascade « Peguche », le soleil est au rendez-vous et il fait déjà chaud mais la récompense est à la hauteur de nos attentes.

 

Running

 

Au retour, nous nous arrêtons prendre notre « desayuno » au même endroit depuis 3 jours, bien copieux pour tenir la journée. Nous avons pu goûter à l’ensemble de leurs jus de fruits frais pressés au verre: « tomato de arbol », papaye, goyave, ananas, « narangilla ». Un vrai délice.

 

Desayuno

 

Nous quittons le Nord, 5h de bus nous attendent pour rejoindre Latacunga au Sud.

 

 

Toutes nos photos d’Otavalo sur Flickr:

Album Equateur

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1 Commentaire

  1. Milou 22 juillet 2016

    L’article et la vidéo nous fait voyager c’est top 🙂

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